Les directeurs de la villa Médicis au XIXe siècle

Les directeurs de la villa Médicis au XIXe siècle

L'ultime directorat du XIXe siècle, assumé par Carolus-Duran (1837-1917), ne se démarqua des précédents que par un miraculeux redressement des finances de son établissement. Nommé en 1905 comme directeur de la villa Médicis, il y resta jusqu'en 1913. Le personnage, à la solide réputation de peintre mondain, ami de Manet et qui forma dans son atelier un certain nombre d'artistes anglo-saxons, était très ouvert à la peinture moderne. C'est aussi lui qui obtint qu'enfin les femmes fussent admises au concours de Rome et en reçut deux.

Une Politique culturelle privée en France

Une Politique culturelle privée en France

En France, le mécénat privé et le financement public se complètent pour aider l'art contemporain. La Fondation de France, créée en 1991, allie ces deux dimensions, et participe à l'achat de nombreuses oeuvres. L'ouvrage examine son action à trois niveaux : une analyse quantitative ; l'étude de sept cas concrets ; la comparaison de deux régions (Bourgogne et Flandre belge). Il pose notamment la question de la médiation territoriale dans la promotion d'un art souvent considéré comme réservé aux seuls initiés.

Du sang, des larmes et des pixels (ePub)

Du sang, des larmes et des pixels (ePub)

De l'échec au chef-d'œuvre : les incroyables miraculés du jeu vidéoDiablo III, Destiny ou The Witcher 3... Autant de titres culte qui ont fédéré des millions de joueurs à travers le monde, généré un engouement massif et remporté un succès critique hors du commun. Et pourtant, leur existence tient du miracle...Dans cette chronique captivante des dessous de cette industrie qui ne ressemble à aucune autre, Jason Schreier (Kotaku) explore les affres de la création de certains des plus grands jeux vidéo de l'histoire. Des complexités techniques de Dragon Age : Inquisition au financement acrobatique de Pillars of Eternity en passant par les remaniements d'équipe d'Uncharted 4, Schreier nous emmène dans les coulisses du développement chaotique des plus belles réussites de ces dernières années.Loin des préjugés et des fantasmes qui circulent sur le milieu du jeu vidéo, Schreier livre ici un document exceptionnel, riche d'une centaine de témoignages. De jeu en jeu, d'obstacle en obstacle, plongez dans le portrait palpitant d'une industrie en perpétuelle réinvention.

Propaganda

Propaganda

" LE manuel classique de l'industrie des relations publiques " selon Noam Chomsky." LE manuel classique de l'industrie des relations publiques " selon Noam Chomsky. Véritable petit guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la " fabrique du consentement ".Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des " démocraties de marché ", ces questions se confondent.Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui parviendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d'en faire la critique, l'auteur se propose d'en perfectionner et d'en systématiser les techniques, à partir des acquis de la psychanalyse.Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires, mais au coeur même de la démocratie libérale américaine.

Genre et légitimité culturelle

Genre et légitimité culturelle

La "création" est une affaire d'hommes ; les femmes sont lectrices, spectatrices, animatrices, mais non point créatrices. Les conditions historiques seules n'expliquent pas les obstacles rencontrés par les femmes, leur absence dans certains arts ou le manque de postérité de leurs oeuvres. Voici un éclairage sur ces questions de légitimité pour les femmes écrivains et les femmes artistes, des pionnières des Beaux-Arts au cinéma de l'après-guerre.

Mémoires et patrimoines au Maroc

Mémoires et patrimoines au Maroc

Ce numéro est publié en hommage à Mohammed Lahya, enseignant chercheur à l'université d'Agadir puis à l'université Sidi Mohammed ben Abdellah à Fès. Une partie de ses recherches a porté sur l'urbanisme et le patrimoine dans trois capitales marocaines, Fès, Marrakech et Meknès.Les contributions rassemblées ici portent notamment sur l'artisanat et les métiers d'art au Maroc, la poterie féminine, la mosquée Bab al-Brad'iyin, la mosquée Farrane Kouicha, le patrimoine culturel de Fès, l'orientalisme architectural espagnol à Tétouan.

Art of Peace Formation

Art of Peace Formation

Artpeace represents a conceptual framing of the synergy between the arts and peacemaking, as well as a methodological strategy for addressing war and political conflict through the arts. Developing the concept of artpeace, this book investigates how local art projects in seven locations across Africa, Asia, Europe and Latin America have played a role in broader national peace projects. And it examines the blockages that, at times, prevent the arts from making a tangible difference to the variations of peace being designed.

Political Aesthetics of Global Protest

Political Aesthetics of Global Protest

From Egypt to India, and from Botswana to London, worker, youth and middle class rebellions have taken on the political and bureaucratic status quo. When most people can no longer earn a decent wage, they pit themselves against the privilege of small, wealthy and often corrupt elites. A remarkable feature of the protests from the Arab Spring onwards has been the salience of images, songs, videos, humour, satire and dramatic performances. This collection explores the central role the aesthetic played in energising the massive mobilisations of young people, the disaffected, the middle classes and the apolitical silent majority. Discover how it fuelled solidarities and alliances among democrats, workers, trade unions, civil rights activists and opposition parties.

Système audiovisuel et mutation muséographique au centre Pompidou

Système audiovisuel et mutation muséographique au centre Pompidou

L’une des principales missions du Centre Georges-Pompidou est d’être un lieu de convergence des activités culturelles, ouvert et accessible à tous les publics. À la fois espace de mémoire et d’expériences sensorielles, il incarne la tension entre le conformisme culturel et le « décalage Gutenberg-Marconi ». Les technologies contemporaines y jouent le rôle de véritables prothèses amplificatrices, prolongeant la perception et la pensée humaines.Ces innovations englobent notamment les systèmes audiovisuels, l’internet, les nouveaux médias et leurs applications dans les espaces culturels : galeries, musées, universités à distance ( (MOOC – cours d’enseignement diffusé sur Internet –, masterclass, universités ouvertes). Dans ces lieux de rencontres se mêlent le livre, la musique, la peinture, la sculpture, la danse, la parole, l’image, le cinéma et le spectacle vivant.Après plusieurs décennies d’existence, le Centre a atteint sa pleine vitesse de croisière, tout en s’adaptant continuellement à l’évolution muséographique et muséologique impulsée par la « révolution numérique ».Beaubourg vient de fermer pour cinq ans, mais nous en attendons que plus impatiemment sa réouverture.

Une vie in progress

Une vie in progress

Hans Ulrich Obrist a enregistré des milliers d’entretiens avec les meilleurs créateurs, artistes, musiciens, écrivains, penseurs, philosophes. Il est un des curateurs d’exposition les plus réputés à l’échelle internationale. Dès son adolescence, il s’est mis à écumer l’Europe, en trains de nuit, pour visiter des ateliers – là où s’approche l’essentiel de l’art et de ses mystères. « J’ai toujours été inspiré par l’idée d’être au milieu des choses mais au centre de rien. »Pourtant, qui connaît Hans Ulrich Obrist ? Curieux et enthousiaste de tout, il est resté très discret sur lui-même. Dans ce livre événement, il accepte enfin de s’exposer.Tout part de l’enfance, en Suisse, à deux pas des frontières allemande et autrichienne, à même d’inspirer une conception fluide de la notion d’identité. Et puis, vers l’âge de six ans, c’est un très grave accident : renversé par une voiture, il passe plusieurs semaines entre la vie et la mort. Il en tire le sentiment persistant que chaque jour pourrait être le dernier.Sa frénésie de découvertes, de rencontres, de lectures, en fait un infatigable bourlingueur. Mais, tout à coup, c’est la pandémie, le confinement. Un arrêt brutal. Et l’occasion de prendre le temps d’un retour sur soi. Entre rituels, croyances, convictions, fulgurances, on comprend la cohérence des choix, et la volonté de toujours se renouveler.Hans Ulrich Obrist (né en 1968 à Zurich) est directeur artistique de la Serpentine à Londres et conseiller principal de la Fondation LUMA à Arles. Il a également été curateur au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition World Soup (The Kitchen Show) en 1991, il a été le commissaire de plus de 350 expositions.

Les Conversations du Louvre

Les Conversations du Louvre

Le Louvre, avant d’être musée, fut atelier d’artistes. Il demeure aujourd’hui leur résidence.Pendant plusieurs mois, Hans Ulrich Obrist, personnalité majeure du monde de l’art, a cheminé au travers des collections avec de grandes figures de la création actuelle. Celles-ci évoquent les œuvres qui les ont marquées, les espaces qui, encore maintenant, les saisissent d’admiration. Chaque artiste interroge, suivant sa sensibilité contemporaine, les défis que rencontre le musée au XXIe siècle.La séparation fréquente entre patrimoine et création, entre art du présent et art du passé, est désormais dépassée : par la pluralité de voix qui s’expriment à chaque fois face aux œuvres, le Louvre s’affirme comme le lieu du dialogue entre les temps de l’art – lieu au miroir duquel chacune et chacun vient refléter ses propres projets.Au final, les onze conversations suscitent avant tout un puissant désir : celui d’aller voir et revoir les œuvres, évoquées ici ou d’autres, dans ce fourmillement magique d’un musée sans cesse réinventé par ses visiteurs.

Grunderna i Teckningskonst

Grunderna i Teckningskonst

Att teckna handlar om att riktigt se världen omkring oss och översätta vad vi ser till tecken på papper. I den här boken visar Vivienne Coleman hur du genom att använda bara några få streck, former och skuggningar kan teckna nästan vad du vill, alltifrån en frukt till ett detaljrikt landskap. Varje övning delas upp i enkla steg, och, även om du är nybörjare när det gäller teckning, kommer du att bli förbluffad över de resultat du kan uppnå. Efterhand som ditt självförtroende stärks klarar du att teckna föremål runt omkring dig, sedan övergå till större utomhusmotiv och landskap och till sist även levande objekt: djur och människor. Från det första strecket på papperet fram till ditt mest krävande porträtt, kommer du att finna att din resa ger dig glädje och tillfredsställelse.

Le Journaliste et l'Assassin

Le Journaliste et l'Assassin

S'aventurer dans la lecture d'un livre de Janet Malcolm est une tâche aussi passionnante que dangereuse. Il faut parfois effectuer maints détours pour approcher et saisir le coeur de ce qui nous concerne. Le Journaliste et l'Assassin ne fait pas exception et c'est par le biais d'un fait divers que Janet Malcolm interroge la relation entre l'écrivain et son sujet.L'histoire est à tiroirs : le 17 février 1970, une mère et ses deux fillettes sont retrouvées assassinées dans leur appartement. Jeffrey MacDonald, le père blessé, ancien médecin militaire, est d'abord innocenté avant que les soupçons nombreux n'en fassent le principal suspect. Un écrivain sans succès, Joe McGinniss, s'intéresse à l'affaire et entre en contact avec le présumé coupable et ses avocats. Une relation d'amitié naît, les deux hommes se côtoient jusqu'au procès, échangent, s'écrivent, se confient jusqu'au verdict qui condamne MacDonald à la prison à vie. Accablé, l'écrivain ne cesse de témoigner son affection et sa tristesse dans leur correspondance. Quatre ans plus tard, le livre paraît. Mais à la grande stupéfaction du prisonnier, celui qu'il croyait être son ami offre un portrait à charge d'un homme qu'il considère comme un psychopathe et dont la culpabilité est à ses yeux une certitude. MacDonald du fond de sa cellule attaque le journaliste pour "tromperie et violation du contrat'. C'est le début d'une folle affaire judiciaire dont l'objet n'est autre que ce dilemme moral posé à quiconque s'empare par la plume de la vie des autres.Le journaliste qui n'est ni trop bête ni trop imbu de lui-même pour regarder les choses en face le sait bien : ce qu'il fait est moralement indéfendable.